La dernière grande vogue, avant un certain renouveau ces derniers temps dans les pays anglo-saxons, remonte à la fin du XVII, début du XVIIIèmes siècle. On l'utilisait pour confectionner des ornements pour les vêtements et l'ameublement.
Assez bizarement, elle servait aussi aux femmes, à se donner une certaines contenance, lors des visites ou dans les cercles de l'époque, elle donnait ainsi une image d'une femme se refusant à l'oisiveté!
Beaucoup de portraits de femmes réalisant de la frivolité, avec de grandes navettes en bois, on été réalisés par des peintres. La position des mains, étant des gestes recherchés à l'époque et empreints d'une certaine élagance!
On rapproche souvent cette technique du macramé, par les petits noeuds doubles. Pour celles qui ne connaissent pas encore, c'est un ensemble de petits noeuds doubles, et de picots (noeuds dont la première partie n'est pas resserrée), glissant sur un fil.
Que dire de son nom? Le terme en français, se rapproche de la futilité, sans doute de par les discutions, qui ne pouvaient être trop sérieuses, lors des réunions où ces dames la pratiquaient! En effet la frivolité nécessite une certaine attention, de par les gestes différents de la main droite et gauche, et surtout de par le fait que les noeuds doivent toujours pouvoir glisser sur le fil de base.
En turc on l'appelle makouk qui veut dire navette, en anglais tatting (qui veut dire chuchoter), en italien chiachierino (qui veut aussi dire parler mais dans un sens un peu péjoratif.........), en allemand on utilise beaucoup le terme occhi, provenant de l'italien qui veut dire "yeux" à cause de la compostion des noeuds et des picots. En danois orccis, en tchèque krajka pour dentelle et frivolitka!
D'après un article de la Dentelle 2004, avec un peu de moi aussi!
ajouter un commentaire commentaires (8) recommander















